Le coaching….oui un mot à la mode !!!
Tiens, vous entendrez certainement le mot lors du prochain match de foot ou de rugby que vous regarderez à la télé : « quel bon coaching ! ». Ca veut juste dire que le remplacement de tel ou tel joueur a été bien pensé, et arrive au bon moment….
Au fait, le matin du match, au petit déjeuner, vous, ou votre conjoint(e), aurez peut être dégusté quelques céréales dont vous verrez qu’elles font partie du programme diététique mis au point par un coach, scandinave de préférence…..
Et le lundi, en arrivant au bureau, entendrez vous parler du coach qui suit le patron ?
Va-t-il changer un joueur de l’équipe, ou bien va-t-il mettre au point le menu de la semaine à la cantine
Savez vous d’où vient ce mot intraduisible en français ?
Du français justement : le « cocher », celui qui accompagne le voyageur d’un point à un autre.
C’est après un détour par l’anglais qu’il nous revient, d’abord dans le monde sportif, puis dans le domaine professionnel.
Pour faire simple, on pourrait dire que l’objectif du coaching est « d’aider l’autre à se débrouiller seul »…….joli programme n’est ce pas ?
A travers ce blog, j’aimerais vous faire partager certaines valeurs qui supportent mon métier, certaines attitudes et comportements que je crois appropriés aux situations que vous pourriez rencontrer, certaines pistes de réflexion, certains éclairages…..
J’ai envie de commencer par vous parler d’improvisation……
En tant que candidat à un poste c’est sans doute quelque chose qu’on vous déconseille ?
On vous dit : préparez-vous, répétez votre discours, sachez quoi répondre à la question sur les qualités et les défauts, étayez votre argumentaire…..
Et on vous dit aussi qu’il vous faut être naturel, vous-même, surtout pas trop lisse….
Alors, comment on fait ?
C’est pour moi le même paradoxe que l’improvisation théâtrale : il faut être parfaitement prêt à pouvoir rapidement (20 secondes de préparation) composer un personnage et organiser une scène en réponse à une simple phrase du type « de Madrid à Berlin »… ; et c’est bien le même paradoxe : être prêt à tout et à rien en même temps, être prêt à réagir de manière appropriée, en intelligence de situation, sans discours pré-établi et artificiel, bref sans répéter !!
Etre capable d’improviser de cette manière demande un gros travail préparatoire….savoir ou on veut aller, savoir ce qu’on souhaite que le public ressente, s’autoriser à ne pas avoir un texte pré-établi, entendre le public et agir en fonction…
Qu’est-ce qu’on attend du « bon » candidat ?
Qu’il ait intégré en lui son projet professionnel : qu’il sache ou il veut aller….
Qu’il porte un message clair et conscient sur lui-même.
Qu’il soit capable de sortir du cadre, quand c’est indiqué…qu’il agisse en intelligence de situation, qu’il écoute son interlocuteur.
Vous saurez si vous êtes à l’aise et serein en entretien si vous savez improviser…….c’est alors que vous saurez que vous êtes prêt !
Ainsi, en sortant de l’entretien, ne pas avoir abordé certains points, ou en avoir abordé d’autres n’est pas un problème, bien au contraire….c’est la liberté que vous vous êtes accordé et qui vous permet de rester branché sur vous-même et sur la relation que vous avez établi avec votre interlocuteur.
En somme, ne préparez pas un discours, mais préparez vous, en tant que personne.
On reviendra très certainement sur la façon dont on peut développer une attitude « OK ».